A ANDERNOS ON HESITE, ON CRAINT A PRESENTER LA REALITE DU PLU, AU TEICH ON MODIFIE LE PLU VOTE EN 2006
LE TEICH. --L'enquête publique pour la modification du PLU débute. La mairie a défini trois axes : le zonage, les logements sociaux et la création de jardins familiaux
Gérer l'urbanisation de la cité
«Il
ne s'agit pas d'une révision, mais d'une modification du PLU » précise
immédiatement le maire du Teich, François Deluga. « Nous procédons à
des ajustements sans changer les équilibres, tout en veillant à
maîtriser encore plus l'urbanisation de la commune ».
Cette
modification, la première depuis l'adoption du PLU, le 11 juillet 2006,
est notamment dictée par la croissance de la population en deux ans
(4,9 %) beaucoup plus importante que la prévision (2,87 %). Ce qui
s'est traduit depuis 2004 par une moyenne de 130 permis de construire
par an contre les 80 prévus.
Pas
d'immeubles. La modification porte d'abord sur le zonage pour éviter
l'étalement urbain et favoriser la densification du bourg.
Le
projet de PLU veut ainsi accentuer l'interdiction d'immeubles ou de
petits collectifs dans les zones pavillonnaires et d'une manière plus
générale à tout l'extérieur du bourg. Il tend aussi à interdire les
immeubles de deux étages en bordure de rue dans le bourg : « Ils seront
possibles en deuxième ligne ».
En
terme de modification de zonage, le PLU va supprimer deux tiers de la
zone UB, zone tampon entre le bourg (UA) et les lotissements (UC) qui
passent dans cette dernière zone. Dans l'ensemble, il devrait y avoir
une baisse de 20 % de possibilités de construire au Teich : « Nous
essayons de maîtriser la croissance de la population » assure le maire.
Deuxième
axe de la modification, la construction de logements sociaux : « Dans
le bourg, toutes les opérations de plus de 15 logements devront avoir
30 % de logements sociaux pour favoriser la mixité sociale. Nous ne
voulons pas payer les pénalités ».
Le Teich n'est pas le plus mauvais élève de la classe avec un déficit
de 100 logements sociaux. Mais les efforts sont à poursuivre : « Les
gens qui travaillent sur le bassin doivent pouvoir y vivre. Éviter les
déplacements, c'est aussi maîtriser l'environnement ».
Jardins
familiaux. Enfin, troisième raison de cette modification du PLU, la
création de jardins familiaux sur un terrain de 10 hectares à Balanos.
«
Ces jardins sont principalement destinés aux gens qui vivent en
appartement dans le bourg. C'est une compensation à la densité du
centre-ville » se félicite François Deluga.
«
Nous avons une vraie stratégie de développement » ajoute le maire du
Teich qui se targue également d'engager la première modification du PLU
sur le bassin d'Arcachon depuis les élections municipales.
«
Le Scot (schéma de cohérence territoriale) doit encadrer tout ça. Il ne
faut pas dénaturer les zones pavillonnaires en y construisant des
immeubles et il faut densifier les centres ville avec beaucoup de
finesse, d'attention de maîtrise » assure François Deluga.
L'enquête publique pour la modification du PLU démarre aujourd'hui lundi
PLU ANNULE A LA TESTE : TOUT EST POSSIBLE A ANDERNOS, SOYEZ ACTIFS
CONSEIL MUNICIPAL. --Le Plan local d'urbanisme (PLU), voté en décembre dernier par l'ancienne municipalité, a été annulé mardi soir par la nouvelle équipe. La fenêtre océane était au c?ur du débat
Le Plan local d'urbanisme révisé
| :Chantal Roman |
![]() |
Conseil
municipal des plus denses, mardi soir, pour les élus de La
Teste-de-Buch. Avec certes des délibérations permettant à la nouvelle
municipalité, présidée par le maire Jean-Jacques Eroles, de poursuivre
l'installation du Conseil dans les différentes structures communales,
mais aussi une délibération des plus importantes, avec cette annulation
du Plan local d'urbanisme (PLU).
Dossier
présenté par Jean-Paul Richard, adjoint à l'urbanisme et qui a, on s'en
doute, soulevé l'ire des élus de l'ancienne majorité. Car ce PLU avait
été adopté le 20 décembre dernier par la précédente municipalité?
Fenêtre océane.
Mais c'est par le vote d'une motion que débute la séance, Jean-Jacques
Eroles proposant aux élus de demander une révision du Schéma de mise en
valeur de la mer (SMVM) afin d'affirmer une « opposition
inconditionnelle à la création d'un nouveau pôle urbain sur le
territoire de la commune » et donc de supprimer du document ce que l'on
appelle la fenêtre océane, incluse dans le SMVM et qui permet une
urbanisation au sud de la dune de Pilat.
Sur
cette opposition à la fenêtre océane, tant la majorité que l'opposition
sont en phase. Mais Françoise Coineau (La Teste en marche) s'interroge
: « Nous ne voulons pas de révision du SMVM, cela pourrait permettre
d'autres aménagements, comme un port? Il faut juste demander d'enlever
la fenêtre océane. » « Mais je ne demande que ça ! rétorque le maire.
Nous avons réfléchi, c'est le seul libellé possible ! » Au final, la
motion est adoptée, le groupe La Teste en marche ne participant pas au
vote.
Lettre du sous-préfet. Mais il est évident que c'est surtout l'annulation du PLU qui focalise les débats, ce mardi soir : « Un PLU manifestement illégal en de nombreux points », explique Jean-Paul Richard, notant par ailleurs les divers recours pendants devant le tribunal administratif, et « l'instante demande du sous-préfet de bien vouloir retirer ce document illégal. » De lister ces points, notamment le fait que le PLU « doit être compatible avec les orientations du Schéma directeur (SDAU) et du SMVM ». En clair, et notamment, la fameuse zone N (fenêtre océane) qui a été enlevée du PLU mais qui se trouve toujours inscrite dans le SDAU et le SMVM? Autre grief, le fait d'un « déséquilibre important au profit des espaces naturels, d'autant plus qu'il y a un fort besoin en logement », alors qu'également, « on baisse les hauteurs en centre-ville [?] Nous devons reprendre la procédure de révision pour présenter un nouveau projet de PLU prenant en compte l'ensemble des remarques », relève l'adjoint à l'urbanisme.
« Projet pilote ».
Au moment du débat, et si Jean Maze, au nom du groupe Union pour la
commune de Cazaux, demande que soient pris en compte dans la future
révision, l'exposition au bruit, l'eau potable, etc. Christian
Cailleau, ancien adjoint, intervient pour noter que « la démarche du
PLU a été une démarche pilote en terme de protection de l'environnement
», suivi par Pierre Pradayrol : « C'est surréaliste, tonne le leader de
l'opposition. Vous demandez le retrait du PLU alors qu'il aurait suffi
d'une simple révision afin d'ôter les mesures litigieuses ! La demande
du sous-préfet, que nous découvrons ce soir, est abusive ! Ce PLU a
fait l'objet d'un travail suivi notamment avec l'État, la DDE, qui
avaient une exigence de coulées vertes ! Les recours ? Ils viennent des
promoteurs, de riverains? Vous leur renvoyez l'ascenseur ! »
«
Cela fait beaucoup d'accusations, réplique Jean-Jacques Eroles ! À
notre arrivée, nous avons trouvé une cinquantaine de recours, nous
avons pris conseil auprès des avocats de la commune, qui sont les mêmes
qu'auparavant. Ils nous ont conseillé de retirer la délibération. Mais
ce n'est pas une catastrophe ! »
Au final, la délibération est adoptée à la majorité, le groupe La Teste en marche votant contre.
3 À suivre : la réaction des Verts et la suite du Conseil municipal demain dans « Sud Ouest »



